
AnalyseMammoth de l'Utah
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Utah, Sharks, McDavid et Carlsson au cœur des prédictions LNH
Les chroniqueurs de La Presse ont livré leurs pronostics pour la saison 2026-2027 de la LNH, plaçant Utah, San Jose, McDavid et Carlsson au centre des enjeux.
Publié le · Source : La PresseRead in English →
À l’aube de la saison 2026-2027 de la LNH, un panel de six chroniqueurs de La Presse a dressé le portrait des grandes tendances à surveiller, des équipes surprises potentielles aux contrats jugés les plus risqués. Leur exercice met particulièrement en valeur le Mammoth de l’Utah, les Sharks de San Jose, la pression entourant Connor McDavid et Leo Carlsson, ainsi que la valeur du contrat d’Ivan Demidov avec le Canadien de Montréal.
Utah et San Jose en montée, grandes puissances sous surveillance
Pour identifier l’équipe qui pourrait faire un bond spectaculaire, les experts ont largement ciblé deux formations : le Mammoth de l’Utah et les Sharks de San Jose. Mathias Brunet estime qu’Utah, désormais perçue comme une équipe sans véritable faiblesse, est prête pour une première saison de 100 points et une présence remarquée en séries. Plusieurs de ses collègues misent toutefois sur San Jose, convaincus que la présence de Macklin Celebrini, mieux entouré, peut propulser les Sharks dans le peloton de tête plus vite que prévu.
À l’inverse, quelques puissances établies sont pointées comme candidates à la régression. Les Kings de Los Angeles, avec ce que Brunet décrit comme le club le plus âgé de la ligue et un style plus agressif sous un nouvel entraîneur, sont vus comme vulnérables à une première exclusion des séries depuis 2021. Les Maple Leafs de Toronto reviennent à plusieurs reprises comme équipe à risque, certains chroniqueurs estimant que l’alignement manque d’équilibre entre une attaque redoutable et ce qu’ils jugent être un « vide » entre l’attaque et les buts.
Les Panthers de la Floride sont aussi désignés comme un club potentiellement surestimé, un chroniqueur rappelant leur âge avancé et l’usure physique d’un noyau très sollicité. Les Sabres de Buffalo, après un printemps prometteur et un parcours jusqu’au titre de division, sont cités comme un autre exemple d’équipe qui pourrait reculer, au point de possiblement rater le tournoi printanier.
McDavid, Carlsson et la chaise musicale des entraîneurs
Sur le plan individuel, les experts s’attardent à la pression entourant certaines vedettes. Connor McDavid revient constamment : Brunet qualifie la saison des Oilers d’« année de vérité », alors que Guillaume Lefrançois souligne que le contrat à rabais accepté par la superstar n’a fait que repousser la question de son engagement à long terme. D’autres évoquent la possibilité qu’il envisage son avenir ailleurs si Edmonton ne parvient pas à se replacer.
Leo Carlsson est l’autre nom qui revient avec insistance. Deux chroniqueurs le citent comme joueur sous la loupe, surtout en raison de son contrat massif, décrit comme particulièrement lourd à porter pour un joueur de 21 ans. Auston Matthews est présenté comme au cœur d’une possible « dernière danse » à Toronto, avec la nécessité de changer la perception de ses performances en séries, alors que Connor Bedard est identifié comme un talent qui doit maintenant se hisser au rang de véritable joueur d’exception malgré un entourage jugé limité.
Du côté des entraîneurs, plusieurs sièges semblent déjà chauffants. Lindy Ruff, à Buffalo, est mentionné à répétition, la direction des Sabres étant réputée impatiente et l’équipe ayant subi des pertes importantes pendant l’été. Sheldon Keefe au New Jersey, Todd McLellan à Los Angeles, Jon Cooper à Tampa Bay et Andrew Brunette sont aussi listés parmi les premiers candidats à un congédiement en cas de départ raté ou de fin de cycle.
Demidov vu comme une aubaine, Raddysh et Sourdif inquiètent
Les experts se penchent également sur les contrats signés cet été. Ivan Demidov se démarque nettement comme le pacte le plus avantageux : son salaire annuel moyen de 9,1 millions est comparé à celui de Leo Carlsson, qui touche le double pour une durée plus courte. Plusieurs chroniqueurs estiment que le Canadien profitera d’un joueur de pointe pendant presque toute sa vingtaine à un coût très raisonnable.
À l’autre extrême, la liste des ententes jugées risquées est longue. Darren Raddysh, prolongé huit ans à 8,5 millions par saison par les Maple Leafs, est perçu comme un pari considérable sur un défenseur trentenaire n’ayant qu’une seule grosse saison derrière lui. Bowen Byram, acquis par les Blackhawks au prix fort, est associé à un contrat qualifié de démesuré au regard de son CV dans la LNH.
Justin Sourdif est également pointé du doigt : avec seulement une saison complète dans la ligue et 35 points à son actif, plusieurs experts peinent à justifier un engagement de huit ans à 6,3 millions par saison. Alex Tuch, lié pour huit saisons à Washington à 30 ans, et Jacob Trouba, prolongé pour 33 millions sur quatre ans malgré des statistiques défensives jugées inquiétantes, complètent ce portrait d’une ligue où la gestion des contrats à long terme restera un enjeu central tout au long de la saison à venir.
