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Nouveaux entraîneurs LNH : Malhotra et DeBoer mieux placés pour réussir
Six équipes de la LNH ont changé d’entraîneur récemment. Tour d’horizon des situations de Ryan Craig, Jim Hiller, Mike Babcock, Peter Laviolette, Manny Malhotra et Peter DeBoer pour 2026-2027.
Publié le · Source : The Hockey NewsRead in English →
Six formations de la LNH ont changé d’entraîneur-chef soit en fin de saison dernière, soit durant l’été. Leur définition du « succès » varie énormément, allant d’une simple participation aux séries à une course à la Coupe Stanley, en passant par le développement des jeunes. Le contexte autour de chaque banc va grandement influencer les chances de ces nouveaux patrons de glace de répondre aux attentes immédiates.
Craig et Hiller coincés entre ambitions élevées et gardiens incertains
À Vegas, Ryan Craig hérite des Golden Knights dans un environnement où l’objectif demeure de viser les grands honneurs. Il prend toutefois la barre d’un noyau vieillissant et d’une situation précaire devant le filet. Carter Hart et Adin Hill, les deux gardiens les plus utilisés la saison dernière, ont accordé ensemble 18,4 buts de plus que prévu selon MoneyPuck. L’équipe reste profonde et compétitive, mais la perte d’un marqueur efficace comme Pavel Dorofeyev n’a pas été compensée, ce qui complique la route vers un statut de véritable prétendant à la Coupe.
Chez les Maple Leafs de Toronto, Jim Hiller se retrouve avec un groupe plus talentueux que celui qu’il dirigeait à Los Angeles, surtout à l’attaque. Les résultats dépendront en grande partie de deux facteurs : la santé d’Auston Matthews et la performance de Sergei Bobrovsky. Si Matthews retrouve pleinement ses moyens, une bonne partie des ennuis offensifs pourrait être réglée. L’utilisation de Darren Raddysh en avantage numérique à la place de Morgan Rielly pourrait aussi dynamiser la première vague. Mais à 38 ans, Bobrovsky doit démontrer que sa saison difficile n’était qu’un accident. Si le vétéran gardien ne rebondit pas, les Leafs risquent d’être entraînés vers le bas avec lui.
Babcock et Laviolette sous la loupe dans l’Ouest
Le retour de Mike Babcock derrière le banc des Oilers d’Edmonton soulève de nombreuses questions, son palmarès récent ne permettant pas de juger clairement de son niveau actuel. La bonne nouvelle pour lui demeure la présence de Connor McDavid et Leon Draisaitl, encore au sommet de leur carrière et capables, à eux seuls, de pousser l’équipe loin au printemps. Pour Edmonton, la saison régulière importe relativement peu tant que le club se qualifie pour les séries. Le véritable enjeu sera plutôt de masquer une situation de gardiens fragile, avec Tristan Jarry en difficulté l’an dernier, Frederik Andersen souvent blessé et Devon Levi qui n’a pas encore fait ses preuves dans la LNH.
Les Kings ont fait appel à Peter Laviolette parce qu’ils se considèrent toujours comme une équipe compétitive dans la division Pacifique. Or, les départs des dernières saisons et certains choix actuels laissent planer le doute. Laviolette mise notamment sur Adrian Kempe comme centre numéro un, même s’il n’occupe plus ce rôle à temps plein depuis plusieurs années et qu’il a remporté à peine plus du tiers de ses mises en jeu l’an dernier. Derrière lui, une défense vieillissante et un duo de gardiens composé de Darcy Kuemper et Anton Forsberg n’inspirent pas une grande confiance. L’historique de Laviolette, qui obtient souvent d’excellents débuts avec ses nouvelles équipes, laisse toutefois entrevoir une participation possible aux séries.
Objectifs modestes pour Malhotra et DeBoer
À Vancouver, l’embauche de Manny Malhotra semble surtout liée à une vision à moyen terme. La direction verrait d’un bon œil une meilleure utilisation des jeunes, particulièrement à la ligne bleue, et une mise en valeur des vétérans afin d’augmenter leur valeur d’échange. Dans ce contexte, les défaites ne seraient pas mal accueillies si elles rapprochent les Canucks d’un choix élevé au repêchage. Le risque pour l’organisation est que Malhotra réussisse trop bien et empêche l’équipe de plonger au classement, ce qui forcerait la haute direction à échanger les joueurs plus âgés qui contribuent aux victoires.
Peter DeBoer, pour sa part, arrive chez les Islanders de New York avec un mandat plus réaliste. Le club souhaite surtout retrouver le chemin des séries après une saison décevante avec un entraîneur jugé peu efficace. Reconnu pour sa constance, DeBoer présente l’un des meilleurs historiques récents de la ligue en matière de qualifications printanières, mis à part la campagne 2021-2022. S’il réussit simplement à ramener les Islanders en séries dans l’ère Matthew Schaefer, son passage sera déjà perçu comme un succès par rapport aux attentes du moment.
