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LNH : Makar, Marchenko et la nouvelle ère d’un circuit en pleine mutation
À l’aube de la saison 2026‑2027, la LNH entre dans une nouvelle ère marquée par des vedettes plus puissantes, un plafond salarial en explosion et un marché des échanges agité.
Publié le · Source : SportsnetRead in English →
À l’aube de la saison 2026‑2027, la LNH se présente transformée : les vedettes assument plus que jamais le contrôle de leur destinée, le plafond salarial grimpe rapidement et plusieurs dossiers majeurs demeurent en suspens. Cale Makar devient le premier joueur à toucher 20 millions de dollars par saison, tandis que Quinn Hughes s’inscrit déjà dans la course pour suivre cette trajectoire. Selon les projections présentées, le plafond salarial pourrait atteindre 127,5 millions dès l’automne 2028, un sommet inimaginable il n’y a pas si longtemps.
En coulisses, la ligue se prépare aussi à un changement de garde. Gary Bettman, en poste depuis près de 35 ans, aura 75 ans en juin prochain et reconnaît que des discussions sur sa succession sont en cours. Sur le plan des dirigeants, l’absence de figures comme Lou Lamoriello, Steve Yzerman et Doug Armstrong lors des dernières rencontres des gouverneurs rappelle que plusieurs des plus fortes personnalités de la ligue ont quitté leur chaise de directeur général. Le sacre de la Coupe Stanley d’Eric Tulsky a d’ailleurs encouragé certains propriétaires à envisager des profils plus atypiques pour diriger leur équipe.
Marchenko à Toronto : un échange complexe et révélateur
Le dossier Kirill Marchenko a dominé la fin de l’entre-saison. La transaction impliquant les Blue Jackets de Columbus et les Maple Leafs de Toronto a été retardée par les règles de « tagging », qui empêchent une équipe de s’engager au-delà du plafond salarial projeté pour les saisons futures. Toronto ne pouvait prolonger Marchenko sans libérer d’espace après cette saison, ce qui explique notamment l’inclusion du défenseur Emil Andrae et de son salaire prévu en 2027‑2028.
Le directeur général Don Waddell soutenait que Columbus n’était pas forcé d’échanger un Marchenko mécontent, surtout avec un club qui vise encore les séries. Mais trois facteurs l’auraient fait basculer : l’offre de Matthew Knies, un espoir à faible coût que les Blue Jackets jugeaient particulièrement attrayant; la volonté des Maple Leafs, prêts à absorber les contrats d’Elvis Merzlikins et Miles Wood pour obtenir Marchenko; et une relation devenue tendue entre le joueur et l’entraîneur-chef Rick Bowness. Des rumeurs ont circulé plus tôt dans l’été selon lesquelles Marchenko aurait été prêt à accepter Montréal plus facilement que Toronto, avant de finalement se rallier au projet des Leafs au moment critique.
Le Canadien de Montréal, lui, aurait tenté d’être agressif tout l’été, explorant des scénarios à trois équipes pour retenir du salaire ou offrir d’autres profils. Il est même avancé que le club aurait été prêt à consentir la même prolongation de six ans à 12,5 millions de dollars de salaire annuel moyen signée par Marchenko à Toronto, quitte à bousculer sa structure interne. Mais aucune proposition montréalaise n’aurait rivalisé, aux yeux de Columbus, avec la valeur de Knies. D’autres formations, notamment Boston, les Islanders de New York, Seattle et Tampa Bay, auraient aussi exploré le dossier.
Gardiens : Stevenson et Levi rebattent les cartes
Chez les gardiens, l’avenir de Connor Hellebuyck continue de planer sur les Jets de Winnipeg. La question centrale devient désormais de savoir si Clay Stevenson, réclamé au ballottage de Washington, peut convaincre l’organisation de revoir ses exigences dans un éventuel échange impliquant Hellebuyck. Stevenson s’entraîne avec Adam Francilia, un spécialiste qui compte Hellebuyck parmi ses protégés. Certains des gardiens ciblés par Winnipeg, dont Ukko-Pekka Luukkonen, disposent maintenant du droit de bloquer un échange vers le Manitoba, ce qui complique davantage les discussions.
Les Oilers d’Edmonton ont, eux aussi, modifié le paysage en optant pour Devon Levi plutôt que pour une transaction impliquant Stevenson. L’ancien gardien de Buffalo reçoit des échos très positifs de ses nouveaux coéquipiers et se voit offrir une occasion idéale de s’imposer au sein d’une équipe aspirante. Dans un contexte où la saison passera à 84 matchs et où les équipes craignent de se retrouver rapidement distancées — seulement 10 des 75 formations accusant un retard de quatre points au 1er novembre ont atteint les séries en 82 matchs sous le régime du plafond salarial —, la stabilité devant le filet pourrait faire la différence dès octobre.
