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Canadien : Montembeault et St. Louis prêchent l’humilité avant Toronto
À la veille de l’ouverture de la saison à Toronto, le Canadien aborde une année de grandes attentes en misant sur la sobriété de Samuel Montembeault et l’approche axée sur le processus de Martin St. Louis.
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À la veille de l’ouverture de la saison 2026-2027 contre les Maple Leafs de Toronto, le Canadien de Montréal se présente avec un statut de prétendant assumé, mais veut garder les deux pieds sur terre. Après un camp presque parfait qui lui a permis de retrouver un poste dans l’alignement, Samuel Montembeault a rappelé que, pour lui comme pour ses coéquipiers, la nouvelle saison repart à neuf.
Le gardien québécois sait mieux que quiconque à quelle vitesse tout peut basculer. Après avoir figuré parmi les meilleurs portiers de la LNH en 2024-2025, il a connu une chute marquée la saison suivante, passant de numéro un établi à gardien écarté en quelques mois. Son regain de forme au camp, derrière Jakub Dobes sur la liste des gardiens, est donc accueilli avec prudence plutôt qu’euphorie.
Cette lucidité rejoint le message de l’entraîneur-chef Martin St. Louis, qui martèle depuis des mois une approche axée sur le procédé plutôt que sur les résultats. Pour lui, la clé sera de traiter chaque match comme un recommencement, sans se laisser emporter ni par les succès, ni par les revers, malgré la progression spectaculaire du club depuis le début de la reconstruction amorcée en 2022.
Des attentes méritées après une percée en séries
Ces attentes élevées ne sortent pas de nulle part. Le Canadien sort d’une saison de 106 points, au cours de laquelle il a éliminé Tampa Bay et Buffalo avant de s’incliner en finale de l’Association de l’Est contre les Hurricanes de la Caroline, futurs champions de la Coupe Stanley. Ce parcours a solidifié la conviction, dans le vestiaire, que le club ne se contente plus d’espérer faire les séries, mais vise désormais à rivaliser avec les meilleures équipes.
L’arrivée de Chris Kreider, obtenu récemment, s’inscrit dans cette logique. Le vétéran, fort de ses années avec les Rangers de New York et de son passage chez les Ducks d’Anaheim, a publiquement vanté la culture de travail observée à Montréal depuis son arrivée. Son regard de vétéran aguerri, capable de comparer différents environnements, vient valider ce que St. Louis tente d’implanter depuis plusieurs saisons.
La profondeur accrue de l’organisation renforce aussi ce sentiment. Malgré un bon camp, Owen Beck, David Reinbacher et Jacob Fowler ont été retournés dans la Ligue américaine, alors que Florian Xhekaj et Adam Engstrom ont conservé leur place aux marges de l’alignement. Les seuls joueurs véritablement inexpérimentés dans la formation partante sont Dobes et Ivan Demidov, tous deux déjà reconnus parmi les meilleurs candidats au trophée Calder la saison dernière.
Jeunes piliers et Leafs revanchards au menu
Autour d’eux, la plupart des joueurs qui amorceront la saison à Toronto comptent déjà au moins 150 matchs dans la LNH. Certains, comme Lane Hutson, ont déjà marqué les esprits malgré un échantillon limité, alors que des jeunes moteurs offensifs comme Juraj Slafkovsky, Nick Suzuki et Cole Caufield sont encore vus comme des joueurs en progression, loin de leur plafond.
En face, les Maple Leafs entament eux aussi un nouveau chapitre après avoir plongé au 28e rang du classement la saison dernière, mettant fin à une longue séquence de présences en séries. Remaniés, ils voient dans ce duel d’ouverture une occasion rêvée de relancer l’espoir à Toronto tout en ébranlant la confiance de leurs grands rivaux.
Pour le Canadien, toutefois, le défi principal sera intérieur : répondre aux attentes sans s’y perdre. St. Louis rappelle que l’équipe a « gagné le droit » d’être considérée comme aspirante, mais insiste sur la responsabilité qui accompagne ce statut. Si le groupe parvient à garder la même rigueur quotidienne qui l’a mené jusqu’en finale de conférence, il espère que la suite viendra d’elle-même, match après match, loin de toute complaisance.
