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Morgan RiellyMaple Leafs de Toronto
Morgan Rielly, Maple Leafs de Toronto

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Morgan Rielly change de rôle et cherche un nouveau départ avec les Maple Leafs

Morgan Rielly amorce la saison dans un contexte transformé à Toronto, privé du rôle de quart-arrière en avantage numérique, tandis que son utilisation à 5‑contre‑5 est revue.

Publié le · Source : SportsnetRead in English →

Morgan Rielly est toujours avec les Maple Leafs de Toronto après un été où son départ semblait presque inévitable. Malgré des rumeurs persistantes d’échange alimentées par un rendement en déclin sur deux saisons, le défenseur amorce le nouveau calendrier dans un environnement très différent. Il n’est plus le général attitré de l’avantage numérique, mais son importance à 5‑contre‑5 et dans la relance reste centrale.

Un rôle redéfini pour Rielly sur la ligne bleue des Leafs

L’arrivée de Darren Raddysh avec un contrat important a entraîné un transfert de responsabilités : c’est maintenant lui qui devrait diriger l’avantage numérique, ce qui enlève une partie de la pression offensive sur Rielly. Dans un contexte de plafond salarial en forte hausse, son impact de 7,5 millions $ sur la masse salariale paraît aussi moins problématique qu’il y a un an. Toronto espère ainsi qu’avec moins de tâches lourdes, Rielly puisse se concentrer sur ce qu’il fait le mieux.

Sous Craig Berube, les Maple Leafs dumpaient le disque beaucoup plus souvent en zone adverse, ce qui limitait les montées de Rielly et le temps passé avec la rondelle en attaque. Ses totaux de tirs ont reculé à 141 puis 126 au cours des deux dernières saisons complètes, les plus bas de sa carrière à temps plein. Le directeur général John Chayka et l’entraîneur-chef Jim Hiller semblent miser sur un système qui met davantage en valeur les habiletés individuelles, y compris celles de Rielly.

Hiller l’a d’ailleurs jumelé à Raddysh pour commencer, un duo appelé à être utilisé surtout en situations offensives aux côtés d’un des deux premiers trios. Lors du dernier match préparatoire contre les Sénateurs d’Ottawa, cette combinaison a contrôlé le jeu en zone adverse et Rielly a marqué après une longue séquence de pression. Reste que le vétéran doit ajuster sa prise de décision : ses données de vitesse montrent qu’il atteint moins souvent ses pointes de vitesse qu’en 2021‑2022, ce qui réduit la marge de manœuvre pour prendre des risques.

La production offensive en défense demeure une priorité pour Toronto. Derrière Raddysh, peu de défenseurs de l’équipe sont reconnus pour leur apport offensif, alors que Chris Tanev et Jake McCabe ont un profil plus défensif et qu’Oliver Ekman-Larsson vieillit. La capacité de Rielly à s’adapter à ce nouveau rôle pourrait donc peser lourd dans l’équilibre de la brigade défensive.

Hellebuyck privé de camp, un pari risqué pour les Jets et lui-même

À Winnipeg, le gardien Connor Hellebuyck poursuit son bras de fer en demeurant à l’écart du camp d’entraînement en attendant un échange. Son absence complique la gestion du vestiaire et pose un défi sportif important, surtout pour un gardien qui doit retrouver son rythme avant le début des matchs comptant. L’exemple de Jeremy Swayman, qui avait raté le camp il y a deux ans pour des raisons contractuelles, reste parlant : il avait conclu cette saison avec un pourcentage d’arrêts de ,892 et une moyenne de buts alloués supérieure à trois, ses pires chiffres en carrière.

Hellebuyck arrive à 33 ans après un lourd volume de matchs ces cinq dernières années et sort d’une saison décevante, marquée notamment par une opération au genou en novembre. Ne pas se présenter au camp réduit ses chances de se mettre en valeur avant un éventuel échange et pourrait refroidir des équipes intéressées qui préféreraient le voir performer sur la glace avant de payer le prix.

Stenberg et McKenna déjà comparés avant leur saison recrue

La pré-saison met aussi en lumière la rivalité naissante entre Ivar Stenberg et Gavin McKenna, respectivement deuxième et premier choix au dernier repêchage. Stenberg a frappé un grand coup avec les Sharks de San Jose en inscrivant un tour du chapeau et une aide dans une victoire de 10‑0 face aux Ducks d’Anaheim, un match où l’adversaire alignait très peu de joueurs pressentis pour la LNH. McKenna, lui, s’est illustré par des éclairs de talent, mais sans accumuler autant de points jusqu’ici.

Certains observateurs voyaient déjà Stenberg comme plus près de la LNH que McKenna au moment du repêchage. Toutefois, à long terme, le potentiel offensif pur de McKenna est jugé supérieur et devrait mieux se traduire au chapitre des points sur une saison complète de 84 matchs. Il devrait passer l’essentiel de la saison dans le top‑6, entouré de talents comme William Nylander, John Tavares ou Auston Matthews, alors que Stenberg pourrait être utilisé à l’écart de Macklin Celebrini pour équilibrer l’attaque des Sharks. Tout indique donc que, malgré l’éclat de Stenberg en pré-saison, McKenna demeure le favori pour terminer avec la meilleure récolte offensive parmi les deux recrues.

Source : Sportsnet — article de Michael Amato. Lire l'article original ↗

Cet article est une synthèse rédigée à partir de faits rapportés par cette source.

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