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Canadien : les trios de soutien cherchent encore leur identité
À la veille du match contre les Penguins, le Canadien présente encore des trios de soutien sans identité clairement définie, entre robustesse, défense et polyvalence.
Par la Rédaction PickALeague · Publié le · Source : La PresseRésumé rédigé avec l'aide de l'IA — notre démarcheRead in English →
À la veille du duel de samedi soir contre les Penguins de Pittsburgh, le Canadien de Montréal n’a toujours pas arrêté le visage définitif de ses trios de soutien. Malgré un bassin relevé de vétérans et de jeunes en quête de rôle, l’identité collective du « bottom‑six » demeure floue, entre robustesse, responsabilités défensives et apport offensif.
Un noyau défensif, des ailiers aux profils éclatés
Au centre de cette base offensive, Phillip Danault et Jake Evans occupent sensiblement le même créneau : excellents au cercle de mise au jeu et surtout utilisés dans des missions défensives. Autour d’eux, toutefois, les profils s’éparpillent. Josh Anderson est maintenant vu avant tout comme un moteur physique et un spécialiste de l’échec avant, les buts venant presque en prime. Son compagnon de trio actuel, Zachary Bolduc, possède un plafond offensif plus élevé, mais doit encore assimiler les exigences défensives de la LNH.
Alexandre Texier a montré qu’il pouvait protéger la rondelle et contribuer en attaque, tout en ayant parfois tendance à s’effacer lorsqu’il est utilisé sur un trio de soutien. Kirby Dach, de son côté, se situe encore quelque part entre son potentiel annoncé et son impact réel ; il cherche visiblement à se rendre utile dans les minutes qu’on lui confie, lui qui n’a pas été utilisé sur les unités spéciales lors du match d’ouverture à Toronto.
Alex Newhook et Oliver Kapanen demeurent plus difficiles à étiqueter. Leur polyvalence devrait les mener à évoluer à diverses positions dans la formation, sans qu’une spécialité claire ne se dégage. Jusqu’ici, c’est surtout par leur sens offensif qu’ils se sont distingués. Florian Xhekaj, qui n’a pas encore disputé de match cette saison, semble destiné à un rôle plus dérangeant, axé sur la robustesse et le chaos contrôlé.
St-Louis veut un jeu complet, pas un bottom‑six figé
Interrogé sur le type d’identité souhaité pour ses trios de soutien, Martin St‑Louis a admis ne pas avoir encore de réponse tranchée. Il reconnaît une dose accrue de robustesse au bas de la formation, mais rappelle que, pour lui, « il faut qu’ils offrent du jeu complet ». L’entraîneur-chef insiste pour que l’identité se définisse à l’échelle de l’équipe, plutôt qu’en opposant un top‑6 offensif à un bottom‑6 purement défensif ou physique.
Le trio complété par Bolduc, avec Evans et Anderson, a d’ailleurs été le plus efficace du Canadien lors du premier match de la saison, à Toronto. Les trois misent sur un plan de match simple : envoyer la rondelle profondément en territoire adverse pour permettre aux ailiers puissants et rapides d’imposer l’échec avant et de gagner les batailles. Pour Bolduc, chaque trio doit trouver sa propre manière de générer de l’attaque tout en restant responsable sans la rondelle, ce qui, selon lui, nourrit la profondeur de l’équipe.
Blessure de Kapanen, progression de Slafkovský et adaptation de Kreider
En vue du match à Pittsburgh, l’incertitude demeure quant à la présence d’Oliver Kapanen, blessé au bas du corps. Le Finlandais a pris part à l’entraînement sans restriction apparente vendredi, mais St‑Louis n’avait toujours pas confirmé sa disponibilité. Durant certains exercices, Kapanen et Florian Xhekaj se retrouvaient ensemble sur le banc, un indice qu’ils pourraient de nouveau agir comme réservistes en attaque.
Le cas de Juraj Slafkovský illustre aussi la philosophie de développement du personnel d’entraîneurs. St‑Louis refuse de considérer le jeune Slovaque comme un produit fini et le voit plutôt comme un « artiste » à qui l’on doit fournir un cadre de jeu sans brider sa créativité, tout en rappelant son jeune âge.
Enfin, l’arrivée de Chris Kreider sur le premier trio fait jaser, sans qu’il y ait de véritable controverse. Le vétéran de 35 ans s’est dit pleinement confiant de pouvoir s’adapter au système de jeu montréalais et à Nick Suzuki et Cole Caufield. Il a souligné la cohésion du groupe, affirmant qu’il se passe « quelque chose de spécial » dans ce vestiaire, et a vanté la capacité de ses deux nouveaux compagnons à se trouver dans les espaces libres. Pendant que le haut de la formation semble déjà bien défini, les trios de soutien du Canadien, eux, sont encore en quête d’une signature claire.
Joueurs mentionnés
Phillip DanaultMTL
Jake EvansMTL
Josh AndersonMTL
Zachary BolducMTL
Alexandre TexierMTL
Kirby DachMTL
Alex NewhookMTL
Oliver KapanenMTL
Florian XhekajMTL
Shane PintoOTT
Michael AmadioOTT
Yanni GourdeTBL
Pontus HolmbergTBL
Tanner JeannotBOS
Sean KuralyBOS
Mark KastelicBOS
Juraj SlafkovskýMTL
Chris KreiderMTL
Nick SuzukiMTL
Cole CaufieldMTL
