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Canadien : Suzuki mène un groupe plus mûr pour l’ouverture à Toronto
Fort de 106 points et d’un printemps jusqu’au carré d’as, le Canadien amorce sa saison 2026-2027 mardi soir à Toronto avec un noyau inchangé, mais des attentes revues à la hausse.
Publié le · Source : La PresseRead in English →
Le Canadien de Montréal lance sa saison 2026-2027 mardi soir à Toronto dans un contexte bien différent de l’an dernier. L’équipe arrive au Scotiabank Arena avec une saison de 106 points derrière la cravate, un parcours jusqu’au carré d’as en mémoire et, surtout, des attentes nettement plus élevées autour d’un noyau qui a très peu changé.
Le capitaine Nick Suzuki, rencontré à l’hôtel de l’équipe au centre-ville, reconnaît que ce nouveau statut vient avec un regard extérieur plus exigeant. Il rappelle toutefois que, malgré les succès récents, ce groupe demeure jeune et encore en quête de validation. Selon lui, la confiance est bien présente, mais elle doit maintenant se traduire par des résultats dès le début du calendrier.
Un noyau stable, quelques ajustements dans l’alignement
Alors que les Maple Leafs de Toronto ont remodelé une bonne partie de leur formation au cours des dernières semaines, notamment en allant chercher Kirill Marchenko dans une importante transaction avec les Blue Jackets de Columbus lundi, le Canadien mise plutôt sur la continuité. Le principal changement à l’attaque concerne l’ajout de Chris Kreider, qui devrait amorcer le match sur le premier trio aux côtés de Suzuki et Cole Caufield.
Florian Xhekaj, l’une des belles surprises du camp d’entraînement, ne sera pas en uniforme pour cette première rencontre, tout comme le défenseur Adam Engstrom. Le message demeure néanmoins que la structure de l’équipe repose essentiellement sur le même groupe qui a signé la spectaculaire campagne de l’an dernier, ce qui renforce l’idée d’une progression attendue plutôt que d’une reconstruction.
Passer du « printemps magique » à la réalité de 84 matchs
Pour Suzuki, l’expérience des dernières séries a clarifié ce qu’il faut pour aspirer régulièrement aux grands honneurs. Il souligne l’importance d’un départ solide afin de se placer tôt dans une position favorable au classement et insiste sur la rigueur dans les détails de jeu. Le capitaine évoque aussi la nécessité d’une constance quotidienne pour traverser un calendrier désormais porté à 84 rencontres, qui mettra à l’épreuve la force mentale du groupe.
Mike Matheson, de son côté, invite à une forme d’amnésie sélective. Le défenseur vétéran juge que les succès du printemps dernier ne doivent pas servir de raccourci ni de refuge. Selon lui, la saison 2026-2027 représente une nouvelle page, et les Maple Leafs ne se préoccupent guère de ce que le Canadien a accompli auparavant. Il estime qu’il serait risqué de se projeter trop loin dans le futur au sein d’une division Atlantique relevée, préférant que l’équipe garde « les deux pieds bien sur terre » et se concentre sur le match du jour.
La vieille rivalité entre Montréal et Toronto retrouvera ainsi son éclat dès la première soirée de la saison. Pour le Canadien, cette ouverture à l’étranger servira de test immédiat : celui de démontrer que le printemps dernier était le début d’une trajectoire durable, et non une parenthèse isolée.
