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Canadien : les experts divisés entre saison magique et recul
À la veille du premier match du Canadien, six chroniqueurs de La Presse tracent des scénarios très différents pour la saison, de la lutte pour le carré d’as à l’absence totale des séries.
Publié le · Source : La PresseRead in English →
À 24 heures du début de la nouvelle saison du Canadien de Montréal, six chroniqueurs de La Presse ont livré un éventail de prédictions qui vont d’un nouveau long parcours printanier à un retour en arrière, voire une exclusion des séries éliminatoires.
Séries éliminatoires : du carré d’as à l’été écourté
Sur la performance d’ensemble du Canadien, le panel est loin de parler d’une seule voix. Deux intervenants entrevoient une équipe solidement installée dans le haut du classement, capable de terminer parmi les meilleures formations de l’Association de l’Est et de viser au minimum le deuxième tour, voire le carré d’as.
D’autres voix se montrent plus prudentes. Certains voient le Canadien accéder aux séries mais sortir rapidement au premier tour, estimant que la magie du printemps précédent sera difficile à reproduire dans une division Atlantique jugée plus relevée. Un chroniqueur va encore plus loin et prévoit que le club montréalais ratera tout simplement le tournoi printanier, avançant que les faiblesses défensives restent trop importantes pour miser de nouveau sur une surperformance offensive.
Reinbacher, Newhook, Kapanen et Montembeault au centre des paris
Interrogés sur les candidats les plus susceptibles de s’imposer, les chroniqueurs reviennent souvent sur le nom de David Reinbacher. Certains prévoient qu’il s’installera rapidement dans le top 4 défensif et aidera à rééquilibrer les paires, notamment en facilitant l’utilisation d’Alexandre Carrier sur une troisième paire. D’autres misent plutôt sur Alex Newhook, estimant que sa vitesse et sa polyvalence pourraient lui permettre de prolonger l’élan acquis lors des dernières séries.
Oliver Kapanen et Samuel Montembeault reviennent aussi dans les discussions. Kapanen est présenté par l’un comme un possible contributeur offensif important, avec un retour à un rôle de premier plan après avoir été moins utilisé en séries, tandis qu’un autre y voit surtout un candidat à la régression, citant un taux de réussite inhabituellement élevé à cinq contre cinq la saison passée. Montembeault, lui, est décrit comme ayant les atouts pour reprendre un poste régulier dans la LNH, que ce soit à Montréal ou ailleurs.
À l’inverse, Kirby Dach suscite beaucoup de scepticisme. Trois des experts évoquent la possibilité d’une rupture prochaine entre le joueur et l’organisation, après une autre saison jugée décevante malgré les opportunités offertes. Jakub Dobeš est aussi ciblé comme risque de recul après avoir placé la barre très haut l’an dernier, tandis que les attentes jugées excessives entourant Chris Kreider sont pointées du doigt, notamment en raison de sa dépendance à l’avantage numérique et de son âge avancé.
Caufield, Kreider et le casse-tête du deuxième centre
Cole Caufield fait consensus comme pilier offensif. Tous lui attribuent une autre saison prolifique, avec une fourchette de prédictions qui tourne autour de 40 à 50 buts. La plupart rappellent qu’atteindre 40 filets reste un accomplissement rarissime dans la LNH actuelle et jugent improbable qu’il franchisse la barre des 50 chaque année, même si un chroniqueur assume son optimisme et lance : « J’aime les chiffres ronds : 50. »
Le rôle de centre du deuxième trio divise aussi. Oliver Kapanen est vu par plusieurs comme le candidat le plus probable pour occuper le poste la majorité du temps, ne serait-ce qu’en raison de la confiance affichée par l’organisation dès l’ouverture du camp, lui permettant de profiter du talent d’ailiers comme Ivan Demidov et Juraj Slafkovský. D’autres estiment toutefois qu’Alex Newhook finira par s’imposer au milieu de ce trio, ou même que le directeur général devra aller chercher un nouveau centre, jugeant que ni Kapanen ni Jake Evans ne représentent une solution durable.
Enfin, la production future de Kreider à Montréal alimente les débats. Les estimations varient d’un plancher d’environ 40 points à un plafond dépassant légèrement la cinquantaine, en tenant compte d’un rôle dans le top 6 et sur l’avantage numérique, mais aussi de l’usure liée aux années et de la possibilité qu’il soit moins utilisé sur la première vague, contrairement à ce qu’il a connu auparavant, notamment à Anaheim.
