
AnalysePenguins de Pittsburgh
Flyers de Philadelphie
Canadiens de Montréal
Sidney Crosby impose encore sa loi et rallie les Penguins
À 39 ans, Sidney Crosby a encore dicté le ton au match d’ouverture des Penguins à Philadelphie, illustrant une longévité exceptionnelle dans la LNH.
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À 39 ans, Sidney Crosby a rappelé dès le match d’ouverture des Penguins à Philadelphie qu’il reste l’aimant autour duquel tourne encore l’organisation. Sur une séquence marquante contre les Flyers, le capitaine a encaissé une mise en échec au centre de la glace de Rasmus Ristolainen, s’est relevé immédiatement, a repris contrôle de la rondelle et amorcé la préparation du premier but d’un triomphe de 7-0.
Après avoir reculé en zone payante et attiré un autre couvreur des Flyers, Crosby a refilé la rondelle à Kris Letang, qui a lancé la séquence menant au but de Nick Robertson. Au-delà du point au tableau, l’action a servi de déclaration : même approchant la quarantaine, le joueur qui cumule déjà un record de 21 saisons à produire à un rythme d’un point par match en LNH impose toujours le rythme.
Un trio historique qui refuse de ralentir
Crosby, Evgeni Malkin et Letang forment encore le cœur identitaire des Penguins, plus d’une décennie après leurs conquêtes de la Coupe Stanley en 2009, 2016 et 2017. Malgré l’âge qui avance et des attentes extérieures à la baisse, le groupe se voit toujours comme en poursuite d’un autre championnat.
Letang a rappelé que l’attitude de ses deux partenaires de longue date nourrit l’ensemble du vestiaire. Selon lui, Crosby conserve une influence majeure par son exemple et Malkin refuse de se voir comme un vétéran en fin de parcours, voulant demeurer un joueur dominant. Cette mentalité, croit le défenseur, a permis aux Penguins de rester compétitifs la saison dernière malgré les projections pessimistes.
Derrière le banc, l’entraîneur Dan Muse est décrit comme un maniaque de détails, et le premier match a montré un groupe bien préparé. Crosby a donné le ton dès la première période, incarnant ce niveau d’exigence que le personnel tente d’installer dans l’équipe.
Un modèle pour une nouvelle génération
L’aura de Crosby dépasse largement Pittsburgh. Des jeunes coéquipiers comme Declan Carlile se disent impressionnés par sa capacité à continuer de progresser malgré l’usure des années. Pour un joueur qui tente de s’établir comme Robertson, évoluer sur son trio représente une occasion privilégiée d’apprendre du quotidien d’un futur membre du Temple de la renommée.
Chez les Canadiens de Montréal, Nick Suzuki a côtoyé Crosby lors des Jeux de Milano‑Cortina et parle d’une expérience à savourer pleinement. Il retient la rigueur de son idole et sa façon de diriger constamment la discussion sur le banc, partageant ses observations avec tous les coéquipiers, peu importe la situation.
L’entraîneur-chef du Canadien, Martin St. Louis, qui a affronté Crosby en carrière avant de jouer à ses côtés sur la scène internationale, insiste sur le professionnalisme du capitaine des Penguins. Sa préparation, son entraînement et sa passion visible pour le jeu en feraient, selon lui, une référence idéale pour les jeunes joueurs qui entrent dans la ligue.
Une passion intacte pour le jeu
Crosby, originaire de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse, se décrit encore comme un joueur habité par l’anticipation du début de saison. Il affirme que commencer une nouvelle campagne « ne devient jamais banal », disant aimer aller sur la glace, apprendre et tenter de s’améliorer au sein de son groupe.
Rien, dans son début de saison ni dans le regard de ceux qui l’entourent, ne laisse croire qu’il songe à ralentir. Tant que cette passion restera intacte, les Penguins, leurs partisans et le reste de la LNH devront continuer à composer avec l’impact d’un des plus grands joueurs de son époque.
