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Penguins : les plus savoureux surnoms de joueurs à travers les décennies
Des années 1970 à aujourd’hui, les Penguins de Pittsburgh ont accumulé une collection de surnoms de joueurs aussi colorés que mémorables. Retour sur quelques histoires devenues légendaires.
Par la Rédaction PickALeague · Publié le · Source : THW Archives, via The Hockey WritersRésumé rédigé avec l'aide de l'IA — notre démarcheRead in English →
Depuis près de six décennies, les Penguins de Pittsburgh se démarquent non seulement par leurs vedettes sur la glace, mais aussi par une tradition de surnoms particulièrement inventifs. Un survol des archives met en lumière une galerie de monikers qui en disent long sur la personnalité des joueurs, l’humour du vestiaire et l’imagination des partisans.
De Super Mario à BizNasty : les icônes des Penguins
Figure centrale de la franchise, Mario Lemieux a cumulé plusieurs surnoms devenus emblématiques. « Super Mario » s’impose naturellement au milieu des années 1980, porté par la popularité du jeu vidéo du même nom, alors qu’« Le Magnifique » souligne à la fois ses racines francophones et son statut parmi les plus grands de l’histoire. Un troisième surnom, « Ace », lui aurait été attribué par l’entraîneur Gene Ubriaco, certains coéquipiers l’utilisant d’ailleurs précisément parce qu’ils savaient qu’il l’agaçait.
Dans un registre beaucoup plus débridé, Paul Bissonnette a hérité de « BizNasty » durant son passage avec le club-école de Wilkes-Barre/Scranton dans la Ligue américaine. Reconnu pour ses « chirps » autant que pour sa volonté de jeter les gants, il s’est bâti une réputation robuste qui lui colle encore à la peau : le surnom sert aujourd’hui à ses comptes sur les réseaux sociaux, à son personnage dans le balado Spittin’ Chiclets et au titre de sa série parodique BizNasty Does BC.
Chez Sidney Crosby, la liste est longue, mais un surnom retient l’attention : « Darryl ». Inscrit sur ses gants, il remonte à son passage junior, après un match préparatoire où il avait récolté huit points. La référence renvoie à Darryl Sittler, auteur d’une performance de 10 points dans la LNH, un parallèle qui avait frappé ses coéquipiers de l’époque.
Quand les surnoms naissent de situations improbables
D’autres surnoms proviennent d’histoires beaucoup plus terre à terre. Beau Bennett, souvent associé à ses blessures, était pourtant appelé « Sunshine » par ses coéquipiers, un clin d’œil à ses origines californiennes et à sa ressemblance avec le quart-arrière Ronnie Bass, personnage culte du film Remember the Titans. Nick Bjugstad, lui, a vu un simple souper manqué se transformer en légende : affamé et incapable de se stationner pour rejoindre des coéquipiers, il avait fini par s’arrêter à l’épicerie pour acheter un poulet rôti. L’anecdote, reprise à la télévision et par les partisans, lui a valu le surnom « Rotisserie Chicken ».
Matt Cullen a quant à lui hérité de « Dad » à Pittsburgh en raison de l’écart générationnel avec certains jeunes coéquipiers. À 42 ans, il évoluait aux côtés de joueurs comme Jared McCann et Marcus Pettersson, nés l’année même où il avait été repêché par les Mighty Ducks d’Anaheim, ce qui le rendait littéralement assez âgé pour être leur père.
Surnoms mystérieux et héritage familial
Tous les surnoms n’ont pas une origine aussi claire. Le robuste défenseur Douglas Murray porte celui de « Crankshaft », dont l’histoire précise demeure volontairement floue. Il a confié qu’il s’agissait d’un « long récit secret » lié à un voyage universitaire avec ses coéquipiers, et a déjà lancé à une journaliste qu’« il ne sera toujours pas raconté, même si ça aide la légende ». L’aura de mystère contribue à la réputation du joueur.
D’autres appellations se transmettent d’une génération à l’autre. Greg et Ryan Malone ont tous deux porté le numéro 12 à Pittsburgh, en plus de partager le surnom « Bugsy ». Le père l’a reçu en référence au film Bugsy Malone, sorti l’année de son repêchage par les Penguins, tandis que le fils l’a repris lorsqu’il a lui-même été sélectionné par l’organisation en 1999.
Le défenseur Steven Oleksy a conservé jusque dans la LNH son surnom d’enfance « Binky », né de séjours à l’hôpital où il réclamait ainsi sa suce. Brooks Orpik, lui, répondait à « Free Candy », un surnom associé aux mises en échec répétées qu’il distribuait comme des cadeaux. Même Derek Sanderson, pourtant de passage éclair à Pittsburgh dans les années 1970, a vu son surnom « Turk » le suivre d’une équipe à l’autre.
De « Sunshine » à « Crankshaft », ces histoires illustrent comment les surnoms, improvisés dans le vestiaire ou popularisés par les médias, finissent par faire partie intégrante de l’identité des joueurs et de la mémoire des partisans des Penguins.
