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Hainsey dénonce les propos de Bettman sur les clauses de non‑échange
Ron Hainsey, dirigeant de l’AJLNH, juge que les commentaires récents de Gary Bettman sur les clauses de non‑échange et de non‑mouvement constituent une attaque aux droits des joueurs négociés dans la convention collective.
Par la Rédaction PickALeague · Publié le · Source : SportsnetRésumé rédigé avec l'aide de l'IA — notre démarcheRead in English →
Les relations entre la Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs se sont tendues autour d’un sujet sensible : les clauses de non‑échange et de non‑mouvement. Dans une entrevue accordée à l’émission The FAN Hockey Show de Sportsnet, le commissaire Gary Bettman a soutenu que ces clauses « ne sont pas une bonne chose », ce qui a aussitôt fait réagir l’AJLNH.
Ron Hainsey, directeur exécutif adjoint de l’Association des joueurs, a répliqué dans un entretien avec Pierre LeBrun publié lundi par The Athletic. Selon lui, le simple fait d’ouvrir le débat remet en cause des protections chèrement acquises par les joueurs dans la convention collective. Il affirme que le début de cette discussion est perçu comme une attaque aux droits négociés par les joueurs et qu’elle sera traitée comme telle par le syndicat.
Les clauses au cœur des demandes d’échange ciblées
Cette sortie survient dans un contexte où plusieurs joueurs utilisent ces clauses pour orienter leur avenir. Des exemples récents incluent la transaction estivale de Brady Tkachuk vers les Panthers de la Floride, ainsi que les situations de Dylan Larkin chez les Red Wings de Detroit et de Connor Hellebuyck avec les Jets de Winnipeg, qui ont pu limiter les destinations potentielles lors de discussions d’échange.
Pour Hainsey, ce phénomène n’est pas un détournement du système, mais plutôt la preuve que les clauses de non‑échange fonctionnent comme prévu. Il rappelle qu’un joueur a le droit de négocier non seulement son salaire et la structure de son entente, mais aussi des protections comme une clause de non‑mouvement ou de non‑échange, tant que cela se fait de bonne foi avec son club. Une fois la clause inscrite au contrat, l’organisation ne peut plus l’échanger vers les équipes désignées sans son consentement.
Vision opposée entre la ligue et les joueurs
Bettman, de son côté, soutient que la multiplication des clauses restreignant les échanges n’est souhaitable ni pour les équipes, ni pour les partisans, et possiblement pas pour les joueurs à long terme. Il s’inquiète de voir se développer une dynamique où un joueur peut à la fois exiger une transaction et choisir essentiellement sa destination, ce qui n’était pas, selon lui, l’objectif original de ces dispositions contractuelles.
Le commissaire a toutefois nuancé en disant qu’un seul été ne suffisait pas à parler de problème structurel. Il a néanmoins prévenu que si la tendance se confirmait, le sujet devrait être abordé formellement avec l’AJLNH dans le cadre des discussions entre la ligue et le syndicat, au nom de ce qui est jugé « bon pour le jeu », pour les joueurs dans leur ensemble et pour la ligue.
Pour les agents de joueurs, ces clauses demeurent un outil central des négociations. L’agent J.P. Barry a expliqué à The Athletic que les joueurs acceptent souvent de réduire leurs exigences financières pour obtenir une clause de non‑échange, estimant qu’ils la « paient » eux‑mêmes de leur poche. Il a ajouté que si la LNH souhaitait réellement éliminer ces clauses, il faudrait aussi rouvrir d’autres volets majeurs du système comme les rachats de contrat et le plafond salarial.
Ce désaccord public ne modifie rien à court terme, mais laisse entrevoir un enjeu majeur pour les prochaines discussions de convention collective. Le bras de fer autour des clauses de non‑échange pourrait devenir un point central du rapport de force entre la ligue, les joueurs et leurs représentants.
