AnalyseCanucks de Vancouver
Sharks de San Jose
Flames de Calgary
Canucks : Ryan Johnson doit résister à la tentation de raccourcir la reconstruction
Les Canucks de Vancouver amorcent la saison 2026-2027 en sachant qu’une autre année pénible les attend. La direction de Ryan Johnson doit accepter une reconstruction complète, sans raccourcis.
Publié le · Source : The Hockey NewsRead in English →
Les Canucks de Vancouver abordent la saison 2026-2027 avec peu d’illusions sur leurs chances immédiates. La nouvelle direction, menée par le directeur général Ryan Johnson, accepte d’avance qu’une autre saison sans séries est probable, voire inévitable, alors que l’organisation s’engage dans une reconstruction en profondeur.
À Vancouver, le message est clair : la prochaine étape ne sera ni rapide ni agréable. L’équipe s’attend à traverser de longues périodes difficiles, autant à domicile qu’à l’étranger. Dans ce contexte, la pire erreur serait de viser une « retouche » rapide pour se rapprocher artificiellement d’une place en séries.
Éviter le piège du « milieu mou »
Pour les Canucks, le danger serait de se retrouver dans ce que plusieurs appellent le « milieu mou » : trop compétitifs pour obtenir un choix de tout premier plan au repêchage, mais pas assez pour participer aux séries éliminatoires de la LNH. Un tel scénario ralentirait la reconstruction sans offrir de réel progrès à long terme.
Johnson dispose d’un mandat explicite de rebâtir le noyau, ce qui exigera une patience considérable de la part des partisans. Le directeur général devra résister à la tentation de sacrifier l’avenir pour des gains à court terme qui ne feraient que repousser les vrais ajustements nécessaires.
Les leçons des Sharks et des Flames
Dans la même division Pacifique, deux exemples récents illustrent les enjeux d’une reconstruction : les Sharks de San Jose et les Flames de Calgary. À San Jose, la reconstruction sérieuse a démarré lorsque Mike Grier a pris les rênes comme directeur général en 2022. Durant les trois premières saisons de son mandat, les Sharks ont terminé systématiquement au septième ou huitième rang de leur division.
Ce n’est qu’en 2025-2026 que San Jose a réellement progressé, augmentant son total de victoires de 19 par rapport à la saison précédente. Malgré cette amélioration nette, le club n’a toujours pas accédé aux séries et demeure encore loin du sommet de la division et d’un long parcours printanier.
À Calgary, la trajectoire a été différente. Sous Craig Conroy, en poste depuis 2023, les Flames ont d’abord tenté de se repositionner sans tout démanteler. L’équipe a terminé cinquième de la division la première année, puis quatrième la suivante, ratant les séries à chaque fois malgré ces gains modestes. Ce n’est qu’en procédant à un véritable nettoyage de l’alignement, avec le départ de plusieurs vétérans la saison dernière, que la reconstruction a vraiment pris forme.
Les Flames ont fini au septième rang de la Pacifique et, même avec l’un des pires dossiers de la ligue, ont reculé lors de la loterie pour repêcher au sixième rang. Calgary doit maintenant accepter d’autres saisons pénibles pour solidifier un noyau capable de rivaliser avec les puissances de la division.
Pourquoi Vancouver doit assumer la douleur
Pour Vancouver, la conclusion est évidente : le club doit suivre la voie empruntée par San Jose et, plus récemment, par Calgary, en assumant pleinement une reconstruction longue et exigeante. Une certaine part de chance à la loterie du repêchage sera nécessaire, mais viser des correctifs rapides mènerait surtout à tourner en rond.
Johnson et son groupe de direction devront donc maintenir le cap, même si les défaites s’accumulent à court terme. Pour des partisans éprouvés depuis plusieurs années, la promesse n’est pas un redressement immédiat, mais la perspective qu’une période de douleur assumée ouvre enfin la porte à une équipe aspirante sur le long terme.
