Analyse
Welcke, Abstreiter et Hjalmarsson au cœur des invitations intrigantes en LPFH
À l’approche des camps 2026-2027 de la LPFH, plusieurs joueuses d’expérience, dont les jumelles Welcke, Sandra Abstreiter et Sara Hjalmarsson, tenteront de transformer une invitation en contrat.
Par la Rédaction PickALeague · Publié le · Source : Daily Faceoff (Tyler Kuehl)Résumé rédigé avec l'aide de l'IA — notre démarcheRead in English →
Les 12 équipes de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPFH) ont publié mercredi leurs alignements de camp en vue de la saison 2026-2027, mettant en lumière une série d’invitations qui pourraient déboucher sur des contrats dès le mois prochain. Plusieurs joueuses ayant déjà goûté à la LPFH ou aux grandes compétitions internationales tenteront d’y gagner une place régulière.
Les jumelles Welcke séparées entre Boston et le Minnesota
Pour la première fois de leur carrière, les jumelles allemandes Luisa et Lilli Welcke se présentent à un camp séparément. Luisa est invitée par le Boston Fleet, alors que Lilli tentera d’impressionner le Minnesota Frost. Les deux ont longtemps évolué ensemble, notamment avec Kurpfalz en Allemagne et au sein de l’équipe nationale, où elles ont aidé l’Allemagne à se qualifier pour les Jeux olympiques d’hiver 2026 et à atteindre les quarts de finale après une deuxième place en ronde préliminaire.
Même si elles n’ont pas dominé offensivement à l’Université Boston, les Welcke possèdent des atouts qui pourraient mieux se transposer dans la LPFH. La séparation des jumelles en camp ouvre la porte à un scénario où chacune pourrait se tailler un rôle distinct dans deux organisations différentes.
Abstreiter, Adolfsson et Bujold cherchent un retour durable en LPFH
Devant le filet, l’Allemande Sandra Abstreiter arrive au camp de Hamilton sans entente, malgré un dossier solide. Nommée meilleure gardienne au Championnat mondial féminin de l’IIHF en 2024, elle a disputé cinq rencontres avec les Victors de Montréal la saison dernière, maintenant une fiche de 3-2-0 avec une moyenne de 2,62, un pourcentage d’arrêts de ,905 et un blanchissage. Hamilton semble vouloir miser sur Kayle Osborne, tout en ayant repêché Emma-Sofie Nordstrom, mais l’ajout d’Abstreiter offrirait à la nouvelle formation ontarienne un tandem particulièrement robuste.
À la ligne bleue, Adolfsson tente de revenir en LPFH après deux saisons complètes en SDHL. Elle n’avait joué qu’un seul match avec le Ottawa Charge en 2024-2025 avant de retourner en Suède, où elle a récolté sept points en 14 parties avec SDE HF et aidé la sélection suédoise à se rendre en demi-finale aux Jeux de Milano-Cortina en marquant un but. Double championne de la SDHL, avec plusieurs présences au Championnat du monde et aux Jeux olympiques, elle pourrait offrir une dose importante d’expérience à la nouvelle équipe de Detroit.
En attaque, Bujold revient frapper à la porte de la LPFH après avoir retrouvé son instinct offensif avec Lulea HF en SDHL, où elle a cumulé 39 points en deux saisons. Ancienne de Montréal lors de la campagne inaugurale, elle s’était jointe à la liste de réserve des Sirens l’an dernier sans signer de contrat standard. À 30 ans, sa capacité à jouer de grosses minutes et à être utilisée dans plusieurs situations lui ouvre une voie réaliste vers un poste régulier avec un club en reconstruction.
Drapeau, Hjalmarsson, Hicks et Knowles misent sur l’offensive
Plusieurs attaquantes offensives tenteront aussi de se faire une place en partant d’une invitation. Rhea Hicks, qui avait connu une saison de 38 points à l’Université Clarkson avant de ralentir en fin de parcours universitaire, n’a pas été repêchée en juin. Sur une nouvelle équipe de San Jose en quête de punch offensif, elle pourrait convaincre l’entraîneur-chef Troy Ryan qu’elle mérite un rôle au sein du groupe d’attaquantes.
Drapeau arrive au camp après une carrière dominante à l’Université Concordia, où elle a terminé sa cinquième saison avec 22 buts et 39 points en 24 matchs, au premier rang des pointeuses de USports. Pièce maîtresse des Stingers lors de quatre participations au championnat national, avec des titres en 2022 et 2024, elle représente une solution intéressante pour les Sceptres de Toronto, qui ont cruellement manqué d’attaque en 2025-2026.
La Suédoise Sara Hjalmarsson, repêchée en cinquième ronde par les Sceptres en 2025, demeure aussi une pièce intrigante. Sur une équipe torontoise qui a marqué un minimum de buts la saison dernière et raté les séries, sa présence semble essentielle. Elle n’a inscrit que trois buts lors de sa première saison, mais a été l’une des meilleures pointeuses de la Suède aux Jeux de Milan, avec cinq points en sept rencontres.
Enfin, Knowles, qui a déjà porté les couleurs de Toronto et de New York, espère relancer sa carrière avec les Goldeneyes. Elle a joué 20 matchs avec les Sceptres en 2024, avant de voir son utilisation diminuer à 12 rencontres en 2024-2025, puis seulement trois l’an dernier. Dans un club qui cherche à connaître une deuxième saison plus stable, elle pourrait se tailler un rôle de profondeur.
Les camps d’entraînement de la LPFH débuteront le 18 novembre, deux jours après la finale du Championnat mondial féminin 2026. Chaque formation disputera deux matchs préparatoires avant l’ouverture officielle de la saison régulière, prévue pour le 5 décembre.
