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Viggo Bjorck propulsé au centre no 2, les Jets misent gros
À Winnipeg, le jeune Viggo Bjorck, 18 ans, amorce le camp comme centre de deuxième trio, un rôle crucial pour des Jets en quête de rebond après une saison décevante.
Publié le · Source : SportsnetRead in English →
À Winnipeg, les Jets ont décidé de confier un rôle majeur à Viggo Bjorck dès son arrivée dans la LNH. À 18 ans, l’espoir suédois amorce la saison comme centre de deuxième trio, à domicile contre Boston le 2 octobre, dans une organisation qui cherche désespérément à stabiliser cette position depuis des années.
Ce pari audacieux survient au terme d’une campagne décevante de 35-35-12, qui a relégué les Jets au septième rang de la division Centrale et au 26e rang de la ligue. Le dossier de Connor Hellebuyck, qui a demandé une transaction et refusé de se présenter au camp, menant à une suspension, a assombri davantage le portrait. Malgré tout, le capitaine Adam Lowry affirme que le groupe croit encore à un retour en force, estimant que plusieurs joueurs n’ont pas répondu aux attentes l’an dernier.
Un trou béant au centre et un espoir très attendu
Depuis des années, le poste de centre de deuxième trio demeure le talon d’Achille des Jets. Le club espère que Bjorck deviendra la solution à long terme pour mieux compléter la production de Mark Scheifele et Kyle Connor, qui, avec Gabriel Vilardi, ont marqué 105 des 231 buts de l’équipe la saison dernière.
Choisi huitième au total en juin, Bjorck arrivait déjà avec une solide réputation. Bien que de petite taille pour la LNH, à cinq pieds neuf et 180 livres, il se distingue par son acharnement et sa lecture du jeu. L’engouement autour de lui est réel : entraîneurs et coéquipiers louangent sa tenue depuis le début du camp, au point où sa place dans le top 6 semble pratiquement garantie avant même les dernières coupures.
L’entraîneur-chef Scott Arniel l’a installé dès le premier jour entre le vétéran Vilardi et son compatriote Isak Rosén, et n’a pas dérogé de ce trio à travers trois matchs préparatoires. Bjorck n’a pas ébloui lors de ses deux rencontres disputées contre Edmonton et le Colorado, où il a joué plus de 17 minutes par match, mais il n’a pas semblé dépassé par le rythme, montrant à la fois sa rapidité et de bons choix avec la rondelle.
Un parcours européen qui accélère l’adaptation
Selon Arniel, la priorité est de laisser le temps au jeune de progresser graduellement dans une ligue où l’espace et le temps sont rares. La tâche est complexifiée par une convention collective qui a raccourci le camp d’entraînement à 13 jours, avec seulement quatre matchs préparatoires au calendrier, ce qui laisse peu de marge pour un travail en profondeur avec les recrues.
Bjorck bénéficie toutefois d’une expérience inhabituelle pour un joueur de son âge. Il a fait ses débuts professionnels à 16 ans avec Djurgårdens IF dans la deuxième division suédoise, marquant dans son unique match de saison régulière. L’année suivante, il a été promu au grand club, récoltant six buts et 15 points en 42 rencontres au sein d’un trio entièrement composé de juniors avec Victor Eklund et Anton Frondell.
Plus récemment, il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à participer au Championnat du monde masculin, à 18 ans et 65 jours. Aux côtés de Lucas Raymond des Red Wings de Detroit et du choix numéro deux de 2026, Ivan Stenberg, il a terminé le tournoi avec un but et cinq aides en huit matchs. Arniel estime que ces passages dans la ligue suédoise et sur la scène internationale l’ont habitué à affronter des joueurs plus vieux qui ferment l’espace très rapidement.
Chocs physiques, nouvelle vie et pression grandissante
Le passage à la LNH n’est toutefois pas sans heurts. Contre le Colorado, Bjorck a encaissé une violente mise en échec du grand espoir Gustav Stjernberg, mesurant six pieds quatre. L’entraîneur a utilisé cette séquence pour lui rappeler d’éviter certaines positions vulnérables à mesure que les alignements se rapprochent de ceux de la saison régulière. Vilardi a immédiatement pris sa défense sur la glace, montrant que le vestiaire veille sur le jeune centre.
En dehors de la patinoire, Bjorck doit aussi apprivoiser une nouvelle vie. Il s’installe seul au centre-ville de Winnipeg, dans un environnement où peu de gens, mis à part quelques coéquipiers, parlent suédois. Il devra gérer lui-même des tâches quotidiennes comme la cuisine et la lessive, tout en s’adaptant au rythme exigeant de la LNH. Il affirme toutefois se sentir prêt à équilibrer son développement sur la glace et cette autonomie soudaine.
Bjorck aborde les attentes avec calme, rappelant que les ligues européennes représentent déjà un bon niveau de compétition, même si la LNH impose une vitesse et une intensité supérieures. Il souligne que les jeux se déroulent plus rapidement et qu’il dispose de moins de temps pour réagir, mais compte s’ajuster en travaillant chaque jour dans ce nouvel environnement. Ses parents seront présents pour son premier match à domicile, tandis que le personnel des Jets et ses coéquipiers multiplient les efforts pour faciliter sa transition vers ce rôle clé au centre de la formation.
