Analyse
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Thunder d'Oklahoma City
Karl-Anthony Towns et les Knicks bloqués par le second tablier salarial
Karl-Anthony Towns et les Knicks de New York n’ont toujours pas trouvé de terrain d’entente sur une prolongation de contrat, un blocage lié au second tablier salarial et à la gestion d’un noyau champion.
Par la Rédaction PickALeague · Publié le · Source : CBS SportsRésumé rédigé avec l'aide de l'IA — notre démarcheRead in English →
Karl-Anthony Towns et les Knicks de New York se retrouvent au cœur d’un bras de fer contractuel à l’approche de la saison 2026-2027, une situation que plusieurs pointent du doigt vers le propriétaire James Dolan, mais qui découle surtout des contraintes du second tablier salarial instauré par la NBA.
Un écart majeur entre l’option de Towns et l’offre des Knicks
Towns est admissible à une prolongation de quatre ans pouvant atteindre 276 millions de dollars US. Selon plusieurs rapports cités par CBS Sports, les Knicks n’iraient pour l’instant qu’aux environs de 200 millions. L’ailier fort, qui entre dans la dernière année garantie de son entente actuelle, a reconnu que les chances de conclure une prolongation avant le début de la saison « ne semblent pas bonnes », même si les deux camps demeurent en discussion.
En parallèle, le club tente de respecter l’engagement public de Dolan de ne pas franchir le second tablier, fixé à 221 millions cette saison. New York disposerait d’environ 93 millions sous cette limite pour les saisons à venir. Si l’équipe exerce l’option d’équipe de 22,3 millions sur Josh Hart et que Towns maintient son option de joueur à 61 millions pour 2027-2028, il ne resterait qu’une dizaine de millions d’espace sous le second tablier pour compléter l’effectif et traiter le dossier de Miles McBride, dont le contrat de recrue se termine.
Un casse-tête salarial qui dépasse le cas Towns
La pression s’accentuera encore en 2028, lorsque Jalen Brunson – qui a déjà accepté un rabais sur son contrat actuel – et OG Anunoby deviendront admissibles à de nouveaux pactes. Mikal Bridges suivra l’année suivante. Payer Towns au maximum maintenant forcerait tôt ou tard les Knicks à limiter, voire à renoncer, à un autre membre important du noyau pour éviter les lourdes pénalités liées au second tablier.
CBS Sports avance que Josh Hart, en raison notamment de son âge et de son profil offensif, pourrait être le maillon sacrifié, avec McBride encore plus vulnérable. La présence d’Ochai Agbaji, Bruce Brown et John Konchar au camp d’entraînement, en compétition pour une place garantie (en plus de James Wiseman et Drew Eubanks), s’inscrit dans cette logique : préparer de possibles remplaçants à moindre coût, comme l’avait été Landry Shamet la saison précédente.
Dolan ciblé, mais le second tablier dicte les choix
James Dolan traîne une réputation de propriétaire controversé, marquée par des décisions de gestion discutables et des conflits médiatisés. Toutefois, l’analyse rappelle qu’il n’a jamais hésité à dépenser et que, depuis l’arrivée de Leon Rose à la présidence en 2020, les Knicks fonctionnent de manière plus structurée, avec un propriétaire qui laisse le département basket opérer.
La Ligue offre plusieurs exemples des effets du nouveau système : les Cavaliers de Cleveland ont été la seule équipe au-dessus du second tablier la saison dernière, tandis que les Celtics de Boston ont déjà ajusté leur masse salariale, notamment en échangeant Jaylen Brown pour se protéger à long terme. Le Thunder d’Oklahoma City a pour sa part laissé partir des joueurs de rotation comme Lu Dort, Aaron Wiggins et Isaiah Joe pour se préparer aux futurs gros contrats d’Ajay Mitchell et Cason Wallace.
Pour New York, la priorité demeure de sécuriser Towns, considéré comme indispensable après son rôle clé dans le parcours menant au titre. CBS Sports estime qu’une entente finira par se conclure, probablement avec un rabais de la part de Towns, mais que chaque dollar accordé réduira l’espace pour Hart, McBride et les autres. Dans cette équation, la retenue des Knicks n’apparaît pas comme une économie de Dolan, mais comme une adaptation forcée à l’ère du second tablier, où même un champion ne peut plus automatiquement offrir le maximum à tous ses piliers.
