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Connor HellebuyckJets de Winnipeg
Connor Hellebuyck, Jets de Winnipeg

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Hellebuyck, Larkin et cie : que révèle l’histoire des joueurs privés de camp?

Alors que Connor Hellebuyck, Dylan Larkin, Simon Edvinsson et Alexander Nikishin ratent le camp ou le début de saison 2026-2027, l’histoire récente offre plusieurs leçons.

Publié le · Source : SportsnetRead in English →

En ce début de saison 2026-2027, plusieurs pièces maîtresses de la LNH ne sont toujours pas en uniforme. Connor Hellebuyck souhaite quitter les Jets de Winnipeg et un échange semble inévitable, même s’il ne paraît pas imminent. En Caroline, le défenseur Alexander Nikishin se retrouve dans une situation comparable, mais doit en plus obtenir une nouvelle entente dans le cadre de toute transaction, ce qui complique le dossier.

À Detroit, le cas de Simon Edvinsson paraît simple sur papier : le jeune défenseur est un joueur autonome avec compensation qui attend un contrat, qu’il soit à court terme ou à plus longue durée. Or, les Red Wings n’ont toujours pas de directeur général en poste et l’intérim Shawn Horcoff doit désormais négocier avec Edvinsson à distance, le Suédois étant retourné patiner dans son pays. Horcoff doit aussi composer avec le dossier Dylan Larkin, qui a demandé une transaction, mais serait prêt à jouer pour les Red Wings en attendant. Larkin a toutefois raté la majeure partie du camp en raison d’une blessure, ce qui risque de rendre son retour plus ardu.

Quand rater le camp ne casse pas la saison

L’histoire récente montre que zapper un camp d’entraînement ne mène pas toujours au désastre. Avant la saison 2019-2020, Matthew Tkachuk, alors avec les Flames de Calgary, a manqué l’essentiel du camp en négociant après une campagne de 34 buts et 77 points. Il a fini par signer un contrat de trois ans et 21 millions de dollars, quelques jours après les ententes majeures de Mitch Marner et Brayden Point.

Malgré ce retard, Tkachuk a sauté dans la formation dès le match d’ouverture, récoltant une aide ce soir-là avant d’enchaîner avec 10 buts et 19 points à ses 20 premières rencontres. Il a ensuite ajouté 42 points à ses 49 matchs suivants, dans une saison écourtée par la pandémie. Plus récemment, avec les Panthers de la Floride, il a manqué tout le camp et une grande portion du calendrier en raison d’un ennui de santé, mais a tout de même accumulé 34 points en 31 matchs, dans une équipe décimée par les blessures.

Jason Robertson offre un autre exemple positif. L’attaquant des Stars de Dallas n’a signé son contrat de quatre ans et 31 millions de dollars qu’au début octobre 2022, après avoir raté presque tout le camp. Il n’a toutefois pas manqué de matchs et a démarré en trombe, avec sept points à ses cinq premières sorties, pour terminer la saison avec 109 points et 46 buts, puis 18 points en 19 matchs éliminatoires. Il vient d’ailleurs de traverser une autre négociation difficile l’été dernier, aboutissant à une entente d’un an à 12 millions de dollars.

Quand le manque de rythme fait très mal

À l’inverse, certains cas rappellent à quel point un camp raté peut enterrer une saison. Jeremy Swayman a manqué tout le camp des Bruins de Boston en 2024-2025 avant de signer un contrat de huit ans assorti d’un salaire annuel moyen de 8,25 millions de dollars. Devenu l’un des gardiens les mieux payés de la ligue, il a raté la soirée d’ouverture et connu un départ calamiteux, allouant au moins quatre buts dans quatre de ses huit premiers départs et ne remportant que six matchs en deux mois.

Swayman a terminé cette campagne avec un pourcentage d’arrêts de ,892 et une moyenne de buts alloués au-dessus de 3, en plus de se classer 92e chez les gardiens qualifiés en buts sauvés au-dessus de la moyenne. Un recul majeur pour un portier qui affiche ,910 en carrière et qui, la saison suivante, a rebondi jusqu’au deuxième rang de la ligue à cette même statistique avancée. Son exemple illustre les risques qui guettent Hellebuyck, surtout s’il aboutit dans un nouvel environnement sans camp complet pour s’ajuster.

William Nylander demeure le cas extrême. En 2018-2019, l’attaquant des Maple Leafs de Toronto a raté tout le camp et les deux premiers mois de saison, ne signant son contrat que le 1er décembre, à la dernière minute possible pour être admissible. Il a bouclé l’année avec seulement sept buts et 27 points en 54 matchs, soit 0,5 point par rencontre, alors qu’il tourne à 0,92 point par match en carrière. Triple marqueur de 40 buts et triple marqueur de 30 buts, il n’a même pas atteint le cap des 10 filets cette saison-là.

Pris ensemble, ces exemples dressent un tableau nuancé pour Hellebuyck, Larkin, Edvinsson et Nikishin. Un joueur élite peut parfois surmonter un camp manqué et repartir en force, surtout s’il reste dans le même système. Mais les risques de rouille, d’ajustement et de contre-performance demeurent bien réels, surtout pour un gardien plus âgé qui pourrait changer de club en pleine tourmente contractuelle.

Source : Sportsnet — article de Michael Amato. Lire l'article original ↗

Cet article est une synthèse rédigée à partir de faits rapportés par cette source.

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